PIERRE OZER

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Francorchamps: 8 400 tonnes d'émissions de CO2

C'est le total des émissions qu'enverront ce dimanche tous les acteurs du Grand Prix. Le coût financier s'élève à 168 000 euros.

Pierre Ozer (département des sciences et gestion de l'environnement de l'université de Liège) s'est penché sur l'aspect environnemental du GP à Francorchamps. Ces conclusions ne manqueront pas d'alimenter les arguments des opposants à son retour. "Une estimation des émissions de CO2 liées à l'organisation du GP de F1 a été réalisée pour la seule journée du dimanche qui consiste à voir 22 bolides faire 44 tours de piste durant 90 minutes (soit 329 km). Le résultat de nos calculs fait état d'émissions de CO2 de l'ordre de 8 400 tonnes", conclut-il dans un document de 13 pages.

Il a tenu compte du rejet de tous les acteurs qui se déplaceront le jour de l'événement et d'autres éléments principaux. Des spectateurs évalués à environ 65 000 personnes aux véhicules (F1, spectateurs, etc.) en passant par les journalistes, les pilotes et tout le staff des écuries ainsi que les policiers (environ 250 hommes mobilisés) et les pompiers. Sans oublier la masse de dioxyde de carbone nécessitée par la fabrication des pneus et leur destruction et celle liée à l'élimination des déchets.

Sur base du prix du CO2 qui s'échange à environ 20 euros la tonne sur le marché européen, il évalue le coût financier (s'il fallait acheter cette masse de dioxyde de carbone) pour la seule journée de dimanche 16 septembre à 168 000 euros.

D'après ses calculs, les 65 000 spectateurs de dimanche vont parcourir une distance cumulée de 12,9 millions de km en véhicule pour assister à la course. Soit "323 fois le tour de la planète, 34 fois la distance Terre-Lune, 6 300 allers-retours entre Bruxelles et la Côte d'Azur, 35 000 allers-retours entre Namur et la côte belge". Il indique aussi que les 8 400 tonnes de CO2 équivalent approximativement à ce que toutes les éoliennes implantées en Wallonie permettent d'éviter en terme d'émission de gaz à effet de serre dans l'atmosphère en deux mois de fonctionnement. C'est aussi l'équivalent de ce que tous les capteurs solaires thermiques installés en région wallonne épargnent à l'atmosphère en deux ans d'activité en matière d'émission de gaz polluant. Il conclut qu'on est loin d'un éco-événement.



16/09/2007
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